Mathieu Lamboley, compositeur de musique de films, de génie

Reconnaissez-vous cette musique ? 

 

 

Cette musique a été composée par Mathieu Lamboley, un des meilleurs compositeurs de musique de films du XXI siècle. 

J’ai eu la chance de l’interviewer :

Quand la musique est-elle devenue ta passion, ton métier ?

C’est venu un peu par hasard, puisque mes parents m’ont inscrit au Conservatoire quand j’étais tout jeune en piano. Et à force de travailler le  piano, j’ai découvert des choses intéressantes comme Debussy et pleins d’autres compositeurs comme Mozart, Beethoven. J’ai trouvé ça de plus en plus intéressant. A la base j’ai aussi étudié les cours d’harmonie et d’écriture en même temps. Mais je savais pas si je voulais faire du piano ou de la composition ça c’est venu un peu plus tard.  Quand je suis sorti du Conservatoire c’est devenu une évidence puisque j’ai commencé à faire des projets en musique de film et théâtre musical.



Quelle est la chose la plus importante pour composer une mélodie ? Quels sont les ingrédients principaux ?

Dans la musique, il n’y a pas que des mélodies, il y a aussi de l’harmonie, du rythme, ça dépend où on met ses critères.  On peut très bien faire une musique avec juste du son et pas forcément des accords et de la mélodie. C’est vrai que moi ma musique elle est plutôt mélodique et harmonique. Ce que j’aime c’est partir généralement d’une pulsation, un sentiment rythmique.  Les ingrédients principaux d’une mélodie c’est peut-être une part de répétition et de tension et de résolution qui s’opère.  La musique c’est ça, c’est de la tension et de la résolution.  Disons que pour qu’une mélodie soit efficace il faut que l’ensemble, un mouvement et des phrases créent comme ça une suspension qui retombent un peu sur nos pieds. A mon sens c’est ça, c’est respecter cette carrure et cette ossature intrinsèque, je pense notamment à la musique tonale qui est un peu inconsciente chez tout le monde.

 

Voyages-tu dans ton métier ?

oui il m’arrive de voyager dans mon métier puisque quand on enregistre des orchestres à Londres, en Belgique ou dans d’autres pays, on se déplace pour aller enregistrer des orchestres. Donc oui ça m’arrive souvent et parfois aussi pour des festivals. 

 

Quelles sont tes appréhensions quand on te demande une musique pour une réalisation ? Alors j’ai pas tellement d’appréhension mais c’est surtout parce que lorsque je travaille, je compose pour le cinéma, c’est une collaboration avec un réalisateur et aussi un monteur et donc l’appréhension vient plus du rapport  psychologique de savoir si la personne ou les personnes avec lesquelles on va travailler sont dans les mêmes aptitudes. Si un feeling s’opère et si on a les mêmes références, si on parle de musique et de sentiments de la même façon donc ça c’est plus important. Ensuite voilà évidemment la quantité de musique à composer. Les délais, si on demande quelque chose pour dans une semaine c’est plus difficile que dans 3 mois. 

 

Peut-il y avoir des chanteurs ou utilises-tu uniquement de la musique ? 

Oui il peut y avoir des chanteurs puisque je compose aussi des airs, des chansons. Quand on compose on n’écrit pas juste pour son instrument, j’écris pour le piano mais pour pleins d’autres instruments. Pour l’orchestre et la musique de Chambre.

 

Quelle école as-tu faite ?

J’ai fait le Conservatoire national Supérieur de musiques de Paris. le CNSMDP

 

Utilises-tu des langues étrangères s’ il y a l’intervention de chanteurs, chanteuses ? 

Il peut m’arriver d’utiliser des langues étrangères mais généralement quand on compose une chanson, soit je la compose en français, anglais. Là il m’est arrivé sur le dernier film, sur Le Tigre et le Président de composer en latin puisque c’étaient des extraits de discours de Paul Deschanel.

 

Quelle est ta meilleure expérience au niveau de tes rencontres humaines ? 

Alors je ne saurai pas classifier la meilleure des expériences parce que à chaque fois que j’enregistre une musique de films c’est différent et puis on rencontre plein de gens nouveaux donc c’est toujours riche en rencontres, en émotions donc j’ai du mal à classifier.  Après c’est vrai que quand j’ai enregistré pour la première fois à Abbey Road la musique de Libre et Assoupi devant les musiciens du LSO, c’était assez grandiose. C’était ma première musique de films et c’est impressionnant. 

 

Où trouves tu tes inspirations ? 

Mes inspirations je les trouve dans la vie de tous les jours, on est toujours inspiré par des choses, des tableaux, des paysages. Et après dans la musique, j’ai beaucoup étudié la musique classique et le jazz aussi. Donc on s’inspire forcément de ce qu’on aime. Moi j’aime beaucoup dans la musique de répertoire, des compositeurs comme Ravel, la musique française, Ravel, Debussy, Dutilleux, Messiaen. C’est ce qui me fait vibrer, après dans le jazz il y a pleins de pianistes, tout le courant. et dans la musique plus actuelle, j’ai plein d’autres références, je ne pourrai pas tout citer, faire du name dropping mais je pense que l’inspiration est assez globale. Il faut rester ouvert à ce qu’il se passe. 

Merci Mathieu Lamboley 

Retrouvez toutes ses informations sur son site



 

Thais Borst

Sensible, accueillante, gaie, généreuse, j'ai grandi dans une famille d'artistes. J'ai fais de beaux voyages et cela m'a ouvert l'esprit et la curiosité d'une manière incroyable !

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