Toucher le feu. Femmes céramistes au Japon

L’exposition “Toucher le feu. Femmes céramistes au Japon” nous propose de découvrir l’œuvre de femmes céramistes japonaises contemporaines, de la deuxième moitiée du XXème siècle à nos jours. Elle concrétise la politique active d’acquisition des créations céramiques contemporaines féminines du musée national des arts asiatiques depuis six ans.

 

HAKUKO Ono, « Vase », vers 1980, porcelaine, décor incisé, feuille d’or sous glaçure colorée jaune. © RMN-Grand Palais (MNAAG, Paris) / Thierry Ollivier

 

La pratique de la céramique fut un domaine exclusivement masculin durant plusieurs siècles, dû à des croyances shintos associant le feu à la force. Les femmes y ont peu à peu accès grâce à l’ouverture de l’université des arts de Kyoto aux artistes-femmes en 1946, puis en 1953, celle de Tokyo. Une première génération de femmes-céramistes émerge donc. Elles associent le plus souvent une formation universitaire à un apprentissage chez un maître. L’œuvre d’Ono Hakuko témoigne en effet de leur grande maîtrise des techniques traditionnelles. Née dans une femme de potiers, Ono Hakuko apprend la technique du yuri-kinsai. Cette technique nécessite trois cuissons successives, et prend place dans une grande maîtrise du travail de la feuille d’or.

 

SHOKO Koike, « White form », 2019, grès de Shigaraki glaçuré. © RMN-Grand Palais (MNAAG, Paris) / Thierry Ollivier

Des années quarante aux années soixante, une seconde génération d’artistes s’éloigne de la forme utilitaire de la céramique, et explore les possibilités sculpturales et décoratives du médium. La céramiste, Koike Shoko, imite par exemple les formes ondulées et la texture des coquillages.

 

FUKU Fukumoto, « Nuage, paire », 2017, biscuit de porcelaine. © RMN-Grand Palais (MNAAG, Paris) / Thierry Ollivier

De nouvelles femmes-artisanes, au cours des années soixante-dix et quatre-vingt, poursuivent les possibilités sculpturales de la céramique en portant un intérêt particulier pour la technique de la porcelaine. Fukumoto Fuku joue par exemple les formes initiales de la céramique destinées à son usage. L’épaisseur de la matière est tellement fine que l’objet en devient inutilisable.

 

“Toucher le feu. Femmes céramistes au Japon” démontre la place prépondérante de ces céramistes-femmes dans la céramique contemporaine.

 

MUSÉE NATIONAL DES ARTS ASIATIQUES – GUIMET

Du 1er juin au 3 octobre 2022

6, Place d’Iéna, 75016 Paris

Billets expositions temporaires

Plein : 11,50 €
Réduit : 8,50 €
18-25 : gratuit

 

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