Tout nous enchante : Toulouse-Lautrec au Grand Palais

Toulouse-Lautrec au Grand PalaisHenri de Toulouse-Lautrec au Grand Palais du 9 octobre au 27 janvier 2020.

Depuis le 9 octobre et ce jusqu’au 27 janvier 2020, le Grand Palais vous présente plus de 200 œuvres, retraçant ainsi toute l’oeuvre de Lautrec,  une première depuis les années 1990.

En effet, connaisseur.sseuse.s ou non de l’art, à travers différents supports vous avez pu découvrir les nombreuses œuvres du peintre autour de la vie nocturne de la capitale, en particulier autour de Pigalle et de Montmartre.

Portrait de Carmen Gaudin, 1884.

Mais Toulouse-Lautrec ne se limite pas au portrait de la Goulue, ni à ceux de Tilla Durieux, son œuvre fut très prolixe et surtout très diversifiée. A la fois  figure de proue au sein de l’avant-garde bruxelloise, admirateur  de ses aînés, il peut se montrer “très classique” comme le prouve son intérêt pour les chevaux, figures déjà étudiées par Degas, Géricault en France.

A la découverte du vrai Toulouse-Lautrec

L’exposition reconstitue donc chronologiquement le parcours artistique du jeune homme mais aussi ses déboires. Sa vie privée se découpe selon les différentes salles et ses différentes périodes artistiques. L’exposition nous présente d’abord les portraits réalisés par l’artiste, notamment celui de son ami Van Gogh au pastel en 1886.

La période 1880-1890 est celle de la révélation, de l’exaltation pour l’artiste. L’invention du cinéma, son entrée dans le monde de Montmartre jalonnent la carrière de l’artiste. Mais Lautrec n’en n’a pas moins une formation dite classique à ses débuts, c’est à dire s’inspirant de ses aînés comme Puvis de Chavannes avec Le Bois sacré cher aux arts et aux muses.

Elle révèle ainsi les multiples talents de l’artistes : le dessin, le fusain, la sanguine.

Un artiste proche de ses contemporains et des anciennes figures

La Toilette, 1896.

Héritier des grandes figures comme Manet, Degas, Lautrec a peint dans leur intimité les scènes de toilettes. Ses amantes comme Suzanne Valladon (artiste) comme les femmes les plus célèbres de l’époque Jane Avril, d’Yvette Guilbert, Loïe Füller, ou encore Louise Weber, mieux connue sous le nom de la Goulue, ont été ses muses. Peintes avec tendresse, comme dans toute leur complexité, elles pouvaient à la fois incarner une tendre jeune femme comme l’image d’une “prédatrice” attendant qu’un homme viennent les chercher. Cela fait bien évidemment échos aux fameux personnages de Degas attendant les danseuses.

Là tout est la complexité de l’oeuvre du peintre. Il s’essaye à tout, à la technique du vitrail comme nous le montre le Grand Palais, à des portraits de Dandy.

L’exposition vous transporte des oeuvres les moins connues au plus connues pour s’achever sur cette passion méconnue, du moins oubliée, de Lautrec pour les chevaux.

Promenade en mail-coach à Nice, 1881.

Cette exposition est ponctuée par les plus grandes œuvres de Lautrec, mais aussi par celles de son cercle proches. Vous entrerez dans le monde du cinéma et du French cancan comme celui de la danse de Loïe Fuller. Cela nous permet de nous détacher de tous les préconçus que nous avons pu avoir sur Lautrec. Ce fut un réel plaisir que j’ai eu à parcourir ces salles.

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Entre Paris, Strasbourg et ailleurs, vous me trouverez à flâner dans les bibliothèques, dans les rues et dans les expositions.

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