SITEM 2021 : des innovations digitales en perspective ?

Les 14, 15 et 16 septembre 2021 s’est tenu, dans les Salles du Carrousel, le Salon International des musées, des lieux de culture et de tourisme, aussi connu sous le nom de SITEM. Résolument tourné vers l’avenir des structures patrimoniales et touristiques, Parisienneries a fait le tour des différents exposants et vous propose, ici, un retour sur les innovations qui constitueront, peut être, les musées de demain. 

Un salon dominé par les alternatives digitales.

La médiation révolutionnée : 

L’ensemble des exposants était réparti de la manière suivante, d’après les chiffres officiels : 

  • 35% en numérique et audiovisuel
  • 27% en communication, relations et gestion des publics
  • 26% en gestion, conservation et équipements des collections
  • 7% institutions culturelles et associations
  • 5% en muséologie et scénographie

Depuis la crise sanitaire, les musées et les différentes institutions se sont tournés vers le virtuel, ce média constituant un moyen formidable de rapprocher les oeuvres des publics sans nécessiter de proximité spatiale ou géographique. 

Parmi les solutions de médiation, on retrouve l’entreprise KARACAL. Il s’agit d’une plateforme participative où chacun peut enregistrer podcasts, histoires, ou récits, sous la forme de “bulles sonores”. La particularité ? L’application propose à l’utilisateur les contenus selon la géolocalisation de ce dernier. 

Un bon moyen pour s’arrêter directement au plus près des oeuvres et d’être immergé dans l’histoire racontée. Si de grands monuments tels que le Louvre ou l’Opéra Garnier ont déjà fait l’objet de podcasts de vulgarisation, d’autres récits plus confidentiels vous attendent sur l’application. 

-> https://www.karacal.fr/

Vous désirez au contraire une médiation plus sensorielle, moins érudite ? une autre application, nommée MUSAIR, a choisi de “remettre le plaisir et l’émotion au centre de la médiation culturelle”. Ici, pas besoin de vous déplacer, toutes les sensations sont retranscrites par la voix, l’écriture, et la réalisation de ces podcasts. Ces contenus sont disponibles aussi bien pour des oeuvres des Beaux Arts que pour la littérature. 

Leurs derniers projets sont, à titre d’exemple, une immersion au coeur du personnage d’Emma Bovary, ou encore une revue étonnante du parcours de Jean de la Fontaine, à l’occasion des 400 ans de son anniversaire. Sachez, en outre, que l’application propose une newsletter mettant en perspective art et actualités. 

-> https://www.musair.fr/

Le digital au service d’une immersion toujours plus forte des visiteurs : 

Dans la lignée de la médiation culturelle, une autre startup innovante propose aux musées des animations interactives, prenant la forme de réalité virtuelle ou augmentée : NOVELAB. Parisienneries a pu tester leur activité en réalité virtuelle nous plongeant dans l’univers de la grotte Chauvet. Un vrai plaisir pour les apprentis archéologues ! 

Cette nouvelle médiation culturelle numérique fut notamment mise en place dans de prestigieuses institutions, telles que le Musée Océanographique de Monaco, ou encore au Mémorial de la Shoah, pour une exposition consacrée au génocide des Arméniens. elle peut prendre diverses formes, telles que des films, des tableaux interactifs, des escape game, et bien d’autres !

->https://novelab.io

Le dernier projet, extrêmement prometteur, permettrait à la fois de répondre aux exigences de la recherche scientifique sur les oeuvres (restaurations, analyses microscopiques pour les conservateurs du patrimoine) et à la mise en contact des oeuvres avec le public. Ce projet, intitulé GIGASCOPE, révèle les détails présents sur les oeuvres qui constituent notre patrimoine matériel. Par la jonction entre le microscope et le télescope, chacun pourra désormais s’immerger dans les entrailles des oeuvres qu’il souhaite (peintures, tapisseries, architectures, sculptures…) et admirer le cheminement technique nécéssaire à sa conception.

-> http://www.gigascope.net

Rosace Sud de Notre Dame de Paris.

Ambre Delmas

« Éternelle indécise, il me fut impossible de choisir d’évoquer une des 1000 passions qui composent mon quotidien. En revanche, si vous aimez mêler art et politique, en apprendre plus sur le XVIIIEME siècle, ou regarder des films de John Carpenter, alors n’hésitez pas à aller jeter un coup d’œil à mes articles ! »

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