Dada Africa – Musée de l’Orangerie

Dada Africa – Musée de l’Orangerie

Du 18 octobre 2017 au 19 février 2018.

Au musée de l’Orangerie.

Une exposition aussi libre et étonnante que le mouvement dadaïste.

Une mise en contexte instructive, une scénographie perturbante et ludique , des œuvres surprenantes et attachantes. C’est ainsi que peut se vivre l’exposition Dada Africa.

Dès notre arrivée, nous nous trouvons déroutés par une porte haute en couleur. Elle ouvre sur un espace pédagogique qui nous explique  ce choix de confronter ces deux notions, dadaïsme et Afrique. Il est question de colonisation et de guerre. La pièce suivante nous raconte, elle, le mouvement dadaïste.

Nous voilà prêts à entrer au cœur de l’exposition qui ne manquera pas de chambouler nos codes de déplacement. Des parois en diagonales délimitent l’espace mais possèdent plusieurs ouvertures inattendues. Ainsi, chacun est libre de voyager, dans un sens ou dans un autre, pour découvrir, à travers une organisation de l’aléatoire, des œuvres  dadaïstes, extra-occidentales, mais, avant tout, des oeuvres surprenantes, amusantes ou perturbantes.

 

Ainsi, si nous choisissons d’ignorer toute indication, nous sommes surpris de voir, après coup, que cette statue à clou n’est pas une oeuvre ultra contemporaine, ou que ces masques sont le fruit d’une recherche artistique du début du XXème siècle.

Cette exposition remplit tout à fait son rôle de médiateur. Elle nous permet d’entrevoir la multitudes de liens qui ont été construits par des artistes tels que Sophie Taeuber-Arp ou Tzara avec « l’art venu d’ailleurs ». Nous découvrons ou redécouvrons à l’occasion le cabaret Voltaire, lieu emblématique de cette mixité.

Cet intérêt du début du XXème siècle et les diverses citations à l’art africain, asiatique, océanique et amérindien qui ont alors eu lieu, démontrent un fort besoin d’ouverture sur le monde ; signe précurseur de l’essoufflement des schémas de pensées occidentaux.

Après cette déambulation, nous comprenons mieux comment la création artistique en est venue à prendre un tournant si radical à cette époque, tout en ressentant une pointe d’admiration pour tant de fraîcheur.

 

 

 

A travers cette confrontation, nous apercevrons finalement les fondements de nos principes artistiques actuelles.  A tel point que nous pouvons facilement nous retrouver le regard dans le vide devant ce mur de marionnettes ou de masques, occupés à s’imaginer nos propres futures installations, peintures, sculptures, chorégraphies, et toutes autres formes d’expression.

 

   

 

 Les + :

  • Exposition ludique proposée en visite guidée pour les enfants.
  • Présentation complémentaire du travail de Nkanga, artiste contemporaine originaire du Nigeria

Illustration de Nkanga

 

 

 

 

 

 

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A propos Stéphanie Mercier 7 Articles
Diplômée d'une licence en arts plastiques et en design, actuellement en master cinéma d'animation, passionnée par la culture japonaise, les arts martiaux et la danse. Arpenter les expositions est un des moyens pour étancher notre soif d'art sous toutes ses formes... Aussi, partager mon expérience personnelle par la rédaction de certains articles de ce site est un plaisir ! Son site : https://smercier27.wixsite.com/portfolio-s-mercier

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