Musée d’Art Moderne de Paris : les expositions à ne pas manquer cet automne 2026

Dès le 18 septembre 2026, le Musée d’Art Moderne de Paris ouvre trois parcours très différents — Simone Fattal, Kerry James Marshall et le Prix Marcel Duchamp — de quoi construire une sortie culture posée, loin de la cohue des expositions blockbuster.

Il y a une manière de vivre les expositions parisiennes qui n’a rien à voir avec la course aux billets et les files d’attente d’une heure : choisir son moment, arriver tôt, et laisser le temps faire son travail devant les œuvres. La rentrée 2026 du Musée d’Art Moderne de Paris s’y prête particulièrement bien, avec trois rendez-vous qui n’ont pas grand-chose en commun si ce n’est de mériter qu’on leur réserve une vraie demi-journée.

Simone Fattal, une œuvre discrète qui mérite enfin le détour

Née à Damas en 1942, installée à Beyrouth puis en Californie avant de revenir s’installer à Paris, Simone Fattal a mené une vie faite de détours : des études de philosophie entre Beyrouth et la Sorbonne, une initiation à la peinture de paysage à la fin des années 1960, puis, après avoir quitté le Liban en 1980, la fondation d’une maison d’édition en Californie, The Post-Apollo Press, qu’elle dirigera près de quarante ans aux côtés de la poétesse Etel Adnan. Ce n’est qu’à son retour définitif à Paris, dans les années 2010, qu’elle renoue pleinement avec la peinture et la céramique.

C’est cette trajectoire tout en ruptures que retrace cette première exposition parisienne qui lui est consacrée : une centaine d’œuvres, des toiles aux céramiques en passant par les collages, présentées hors de toute chronologie pour laisser apparaître les lignes de force d’un travail resté longtemps trop peu montré en France.

Simone Fattal — Des villes au fond d’un lac

18 septembre 2026 – 24 janvier 2027, Musée d’Art Moderne de Paris.

Kerry James Marshall : la scène américaine s’invite au MAM

C’est la première exposition française consacrée à Kerry James Marshall, né en 1955 à Birmingham, en Alabama — et l’un des peintres contemporains les plus discutés de sa génération. Montée avec la Royal Academy of Arts de Londres et la Kunsthaus de Zurich, l’exposition réunit soixante-dix œuvres, dont huit peintures inédites conçues spécialement pour l’occasion.

Ce que Marshall peint depuis plus de quarante ans, ce sont des figures noires placées au centre de compositions qui empruntent autant à l’histoire de l’art occidental qu’à la bande dessinée ou à l’afrofuturisme — une manière de faire entrer des présences longtemps absentes des musées dans les cadres mêmes de la peinture savante.

Kerry James Marshall — The Histories

18 septembre 2026 – 24 janvier 2027, Musée d’Art Moderne de Paris.

Le Prix Marcel Duchamp 2026, en accès libre dans les collections

Le temps que le Centre Pompidou termine ses travaux de rénovation, c’est au Musée d’Art Moderne de Paris que le Prix Marcel Duchamp pose ses valises pour la deuxième année consécutive. Quatre artistes sont en lice pour cette édition 2026 : Joël Andrianomearisoa, le duo Brognon Rollin, Laura Henno et Josèfa Ntjam. Leurs œuvres sont visibles gratuitement au sein des collections permanentes du musée à partir du 2 octobre, et le nom du lauréat sera dévoilé le 22 octobre, en pleine Semaine de l’art.

Comment profiter de ces trois expositions sans la foule

Les dates d’ouverture de Simone Fattal et Kerry James Marshall coïncident presque au jour près — mieux vaut donc ne pas vouloir tout voir en une seule visite précipitée. Une matinée de semaine, hors vacances scolaires, reste la meilleure option pour circuler tranquillement, avant de prolonger la sortie par une marche sur les quais ou un passage par le Palais de Tokyo, juste à côté. Pour la première quinzaine, réserver un créneau coupe-file via une plateforme comme Musement peut aussi épargner une attente inutile, surtout pour Kerry James Marshall qui devrait attirer du monde.

Conseils pratiques

  • Réserver son billet en ligne à l’avance, surtout les premières semaines après l’ouverture
  • Privilégier une visite en semaine, tôt le matin
  • Compter une demi-journée pour voir les trois expositions sans se presser
  • Profiter de la proximité du Palais de Tokyo et des quais de Seine pour prolonger la sortie
  • Se renseigner sur d’éventuelles ouvertures en soirée avant de prévoir une visite après le travail

Trois expositions, trois manières d’aborder l’art contemporain — et une rentrée qui donne, pour une fois, une bonne raison de ralentir plutôt que de courir d’un musée à l’autre.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Quand ouvrent les expositions de la rentrée 2026 au Musée d’Art Moderne de Paris ?

Les expositions Simone Fattal et Kerry James Marshall ouvrent toutes les deux le 18 septembre 2026 et se prolongent jusqu’au 24 janvier 2027. Le Prix Marcel Duchamp 2026 débute un peu plus tard, le 2 octobre, jusqu’au 7 février 2027.

Faut-il réserver son billet à l’avance ?

C’est recommandé, surtout pour les premières semaines suivant l’ouverture : réserver un créneau en ligne évite l’attente sur place, en particulier un week-end.

L’exposition du Prix Marcel Duchamp est-elle payante ?

Non, elle est présentée en accès libre au sein des collections permanentes du musée, sans billet supplémentaire.

Combien de temps prévoir pour visiter les trois expositions ?

Comptez une bonne demi-journée si vous voulez prendre le temps de voir les trois parcours sans les enchaîner à la hâte.

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