Exposition David Hockney

Exposition David Hockney

21 juin – 23 octobre 2017

Centre Pompidou – Place Georges Pompidou – Paris 75003

 

Une très belle rétrospective

 

 

A l’occasion du quatre-vingtième anniversaire de David Hockney, le Centre Pompidou a vu les choses en grand en nous offrant une exposition présentant plus de 160 œuvres. En me rendant à cette exposition, je connaissais très mal cet artiste britannique, et ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Les œuvres auxquelles je m’attendais, d’immenses toiles représentant des scènes estivales et chaleureuses, dans les tons bleus, ne sont pas celles que j’ai pu observer en premier. J’ai ainsi été très surprise en découvrant dans les premières salles ses travaux de jeunesse, dont la saisissante série Love Paintings, dans laquelle il évoque la sexualité. L’œuvre Clearing Teeth m’a particulièrement marquée, mettant en scène deux fellations, les sexes étant représentés par des tubes de dentifrice Colgate.

 

 

La suite de l’exposition propose des œuvres majeures, datant de la période californienne de l’artiste. C’est dans cette section que l’on retrouve l’iconique Bigger Splash (1967), et d’autres chefs-d’œuvre qui donnent des envies de vacances, des toiles aux dimensions impressionnantes dans lesquelles la couleur bleue domine largement. C’est sans doute l’une des parties de l’exposition la plus agréable, un véritable dépaysement. C’est comme si Hockney nous invitait à plonger avec lui dans ses tableaux, dans les piscines qu’il a peintes.

 

 

L’espace consacré aux doubles-portraits m’a tout particulièrement intéressée. Les toiles sont de taille imposante, et dans chacune deux personnages sont mis en scène par l’artiste. Comme l’explique le commissaire d’exposition Didier Ottinger, l’artiste a été dans pour ces œuvres-là « attentif au réalisme photographique ». Autrement dit, Hockney cherche à représenter le plus fidèlement possible ce qu’il observe, adoptant un regard quasi photographique des choses. Par ailleurs, il est amusant d’observer la relation ou paradoxalement le manque de relation entre les personnages de ces œuvres.

 

 

Les autoportraits de l’artiste démontrent son autodérision et son humour, mais la partie que j’ai sans doute préférée est la suivante. Il s’agit de celle des « joiners », ces assemblages de photographies polaroid sous forme de mosaïques. Son Pearlblossom Highway, réalisé en 1986, est tout simplement éblouissant et impressionnant par la technique originale qu’il a choisie. Le résultant est époustouflant.

Enfin, j’ai été séduite par l’œuvre The four seasons, Woldgate Woods (Spring 2011, Summer 2010, Autumn 2010, Winter 2010). L’artiste, présentant un vif intérêt pour les nouvelles technologies, a réalisé cette œuvre consistant en quatre grands écrans montrant le même lieu à quatre périodes différentes de l’année. Ce travail m’a rappelé les « joiners » que j’avais tant appréciés. En effet, chaque écran est composé de 9 cadres de vidéos, l’artiste ayant utilisé 9 cameras filmant le même lieu d’un point de vue différent. J’ai été comme happée par cette œuvre, très calme et apaisante.

Cette exposition est en résumé une très belle rétrospective, permettant d’avoir un aperçu très complet du travail de David Hockney, de sa jeunesse à aujourd’hui. Un véritable moment de plaisir.

 

Les + :

 

Les salles d’exposition étant grandes et aérées, il est très agréable de s’y promener

Une grande diversité des œuvres présentées, représentatives de la constante évolution du travail de l’artiste : impossible de s’ennuyer !

Nocturne tous les jeudis jusqu’à 23h

Merci Pauline pour cet article

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