César, rétrospective – Centre Georges-Pompidou

Du 13 décembre au 26 mars

Au Centre Georges-Pompidou.

 

Open space sur l’oeuvre foisonnante de César.

César est une figure emblématique du mouvement du Nouveau Réalisme en France.

Nous connaissons bien son travail de compression, mais beaucoup moins le reste de son oeuvre. Nous sommes enchantés de découvrir les vedettes de l’artistes, mais nous le sommes encore davantage pour le reste de son oeuvre.

 

 

La scénographie

Avant tout, un point sur la scénographie de l’exposition : elle  est admirable. L’espace est ouvert, grand, lumineux. Quelque soit votre position et la direction de votre regard, les œuvres sous vos yeux composeront un ensemble harmonieux. Les échos de couleur, de matière et de forme se succèdent avec succès.

L’exposition est divisée en 10 parties. Elles correspondent aux différents styles que César a abordé au long de sa carrière. Pourtant, les caractéristiques plastiques des œuvres se chargent, presque à elles seules, de différencier les différents temps de l’exposition. Elles dessinent ainsi les périodes traversées par Cesar, sans forcément  suivre un ordre chronologique.

L’exposition commence par des vidéos qui montre les processus de création de l’artiste, puis, très rapidement, le spectacle offert par cet espace ouvert nous happe. Cette disposition permet de faire des allers-retour presque instantanés entre ces dernières. César menait apparemment ses différents projets et « gestes », comme nous les appellerons, sur un même plan temporel. D’où cette mise en scène particulière ?

 

 

 

Le contenu

Il s’agit d’une exposition du « coup de cœur ».  Je m’explique : l’oeuvre de Cesar est très riche. Chacun peut y trouver une oeuvre qui résonnera en lui. Et si ce n’était pas le cas, il aurait au moins une meilleure vision de ce qu’était l’art moderne.

Nous avons ainsi des œuvres en fer soudé à l’esthétique déstructurée. Tantôt aérienne, abstraite, organique, ou anecdotique, elles reflètent la liberté de création dont était doté l’artiste.

 

 

Notamment à travers ses poules. César crée ainsi une oeuvre sur un thème s’inspirant de Picasso et au cynisme d’un ready-made. Il fait des associations d’objets dignes de Magritte, le tout recouvert d’une couche d’acide d’après guerre qui rivaliserait avec un Giacometti.

 

 

 

 

 

 

Après avoir dépassé les compressions, nous sommes confrontés à ses expansions et ses empreintes qui ne manqueront pas de nous rappeler à leur tour de grand artistes, par ordre chronologique :  Dali, Warhol et Koons.

 

 

Nous nous arrêtons un temps devant ces enveloppes tant charmante qu’intrigante.

 

Enfin nous terminons notre parcours avec la suite milanaise. C’est l’oeuvre ultime de l’artiste qui reprend le système de compression auxquelles s’adjoint une couche monochromatique luisante.

Les + :
  • Coup de coeur
  • Exposition spacieuse, avec plusieurs bancs à disposition
  • Application mobile pour guide de l’exposition (anglais français espagnol)
  • Kids friendly

 

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